
Le tapis à bagages s’arrête, les derniers voyageurs quittent le hall et votre valise n’apparaît toujours pas. Après une correspondance, cette situation est particulièrement déstabilisante. Pourtant, un bagage absent à l’arrivée n’est pas nécessairement définitivement perdu : il peut avoir été retardé pendant son transfert entre deux avions.
Dans les deux premières heures, votre priorité consiste à signaler l’incident, obtenir une référence de dossier, conserver les preuves du transport et communiquer une adresse de livraison fiable. Ces démarches facilitent la recherche du bagage et la constitution d’une éventuelle demande de remboursement.
En France, les droits applicables dépendent notamment du trajet et de la convention internationale concernée. Les délais ne sont pas identiques selon que la valise est retrouvée tardivement ou déclarée définitivement perdue. Comprendre cette différence évite de manquer une échéance importante.
Voici comment gérer l’incident immédiatement, puis protéger vos intérêts jusqu’à la restitution ou à l’indemnisation de votre bagage.
Bagage manquant : les trois réflexes prioritaires
- Avant de quitter l’aéroport : signalez la non-arrivée au service bagages compétent et obtenez un numéro de dossier, généralement associé à un rapport PIR.
- Dans les heures suivantes : conservez carte d’embarquement, reçu de bagage, photographies et factures des achats indispensables.
- Pour la suite : distinguez les délais de réclamation pour retard de ceux applicables à une perte définitive et adressez une demande écrite documentée.
- Pourquoi la majorité des bagages perdus disparaissent-ils lors de correspondances de moins de 90 minutes ?
- Comment remplir le rapport d’irrégularité de bagage (PIR) à l’aéroport pour maximiser vos chances de retrouver votre valise ?
- Convention de Montréal ou Convention de Varsovie : quelle indemnisation maximale pour vos bagages perdus ?
- L’erreur de mettre votre ordinateur et vos bijoux en soute au lieu du bagage cabine
- Quel délai maximal avez-vous pour réclamer une indemnisation après la perte définitive de vos bagages ?
- L’erreur de réserver un vol avec escale de moins de 90 minutes dans un hub surchargé
- Bagage cabine uniquement ou valise en soute : quelle formule pour un voyage de 10 jours en Europe ?
- Comment préparer une valise de 10 kg pour 3 semaines de voyage sans manquer de rien ?
Pourquoi la majorité des bagages perdus disparaissent-ils lors de correspondances de moins de 90 minutes ?
Les correspondances représentent une source importante d’incidents de bagages, car chaque transfert impose plusieurs opérations logistiques dans un temps limité. Cependant, aucune donnée du rapport SITA 2026 ne permet d’affirmer que la majorité des pertes définitives surviennent pendant des escales inférieures à 90 minutes. Le risque dépend également de l’aéroport, du trajet et des conditions opérationnelles.
Lorsqu’un avion atterrit, les bagages enregistrés doivent être déchargés, identifiés, dirigés vers le système de tri, transportés jusqu’au prochain appareil puis chargés avant son départ. Une correspondance courte laisse peu de marge lorsqu’une de ces opérations prend du retard.
39 %
Part des incidents mondiaux de mauvaise gestion des bagages attribués aux transferts entre vols en 2025. Cette proportion ne mesure ni les seules pertes définitives ni les correspondances de moins de 90 minutes.
D’après les résultats 2026 de SITA sur la gestion des bagages.
Le facteur déterminant est la succession des opérations. Un retard à l’arrivée réduit le temps de transfert disponible, même si le passager parvient à embarquer dans le second avion. Le bagage peut alors être acheminé sur un vol ultérieur.
Il faut aussi distinguer deux configurations de réservation :
| Critère | Billet unique | Billets séparés |
|---|---|---|
| Organisation du trajet | Correspondance intégrée à la réservation | Deux transports contractuellement distincts |
| Bagage enregistré | Souvent étiqueté jusqu’à destination, sous réserve des formalités locales | Récupération et nouvel enregistrement parfois nécessaires |
| Connexion manquée | Réacheminement généralement prévu lorsque les conditions de protection du trajet sont réunies | Absence habituelle de protection automatique entre les réservations |
| Vigilance | Vérifier la destination inscrite sur l’étiquette | Prévoir le temps de récupération, de passage des contrôles et de réenregistrement |
Dans les grands hubs comme Paris-Charles-de-Gaulle, Amsterdam-Schiphol, Francfort ou Madrid-Barajas, les distances et les changements de terminal peuvent compliquer le transfert. Il serait toutefois trompeur de les classer selon un taux de perte sans données comparables.
Une escale doit donc être évaluée selon le terminal d’arrivée, les contrôles nécessaires, le transfert du bagage et l’existence d’un vol suivant.
Une fois arrivé sans votre valise, rechercher la cause passe au second plan : la priorité devient l’enregistrement immédiat de son absence.
Comment remplir le rapport d’irrégularité de bagage (PIR) à l’aéroport pour maximiser vos chances de retrouver votre valise ?
Pour déclarer un bagage absent, rendez-vous au service des bagages manquants avant de quitter l’aéroport, ou utilisez la procédure officielle de votre compagnie lorsqu’elle autorise une déclaration en ligne. Faites enregistrer les caractéristiques de votre valise, vos coordonnées et son étiquette d’enregistrement, puis conservez la référence du dossier PIR.
Le Property Irregularity Report, ou PIR, sert à documenter l’incident et à déclencher la recherche opérationnelle du bagage. Pour un trajet avec correspondance, commencez par contacter le service de la compagnie du dernier vol, qui pourra vous orienter vers le transporteur ou l’assistant compétent.
Préparez votre carte d’embarquement, le reçu de bagage remis à l’enregistrement et, si possible, une photographie récente de la valise. Une description précise doit identifier sa couleur, ses dimensions approximatives, sa marque, ses roulettes et ses éléments distinctifs : sangle, autocollant ou étiquette particulière.
Chez Air France, la déclaration au service bagages permet d’obtenir une référence utilisable pour suivre les recherches. La compagnie prévoit aussi, selon l’aéroport d’arrivée, une déclaration en ligne dans les sept jours. Ses modalités sont expliquées dans la procédure Air France de déclaration d’un bagage manquant.
Un rapport opérationnel portant une autre appellation, comme « baggage delay report », n’implique pas automatiquement un régime juridique différent. Ce sont les circonstances réelles de l’incident, la convention applicable et les délais de restitution qui déterminent les droits du passager. Vérifiez surtout que le dossier indique correctement la non-arrivée du bagage.
Les cinq actions à réaliser avant de quitter l’aéroport
- Faire enregistrer l’incident : obtenez un PIR ou une confirmation écrite avec une référence de dossier.
- Identifier la valise : faites consigner ses caractéristiques et conservez une copie de sa description.
- Vérifier les coordonnées : confirmez l’adresse de livraison, un numéro de téléphone joignable et une adresse électronique correcte.
- Regrouper les preuves : photographiez le reçu de bagage, les cartes d’embarquement et le document de déclaration.
- Clarifier le suivi : demandez le canal officiel de consultation du dossier et conservez ses coordonnées dans votre téléphone.
Si la compagnie retrouve votre valise, le dossier facilitera la restitution. Si elle reste introuvable, ces éléments seront également utiles pour établir votre demande d’indemnisation.
Le PIR ne remplace pas nécessairement une réclamation financière formelle. Il constitue d’abord la trace de l’incident, dont la valeur pratique augmente lorsque les informations sont complètes et exactes.
Convention de Montréal ou Convention de Varsovie : quelle indemnisation maximale pour vos bagages perdus ?
Pour un transport international soumis à la Convention de Montréal, le plafond ordinaire de responsabilité concernant les bagages est de 1 519 droits de tirage spéciaux (DTS) par passager depuis le 28 décembre 2024. Ce plafond n’est pas une indemnité automatique. La Convention de Varsovie peut encore concerner certains itinéraires, avec des règles différentes.
La Convention de Montréal de 1999 encadre notamment la responsabilité des transporteurs pour les bagages détruits, perdus, endommagés ou retardés. Son application dépend du transport concerné et des États impliqués, et non de la seule nationalité du voyageur ou de la compagnie aérienne.
Le plafond révisé a été annoncé officiellement par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). L’annonce officielle de l’OACI sur les plafonds de la Convention de Montréal confirme le passage de 1 288 à 1 519 DTS.
1 519 DTS
Plafond ordinaire de responsabilité pour les bagages par passager sous la Convention de Montréal, applicable depuis le 28 décembre 2024. Le montant effectivement obtenu dépend du préjudice indemnisable et de ses justificatifs.
Organisation de l’aviation civile internationale, révision officielle de 2024.
Le DTS est une unité de compte internationale. Sa contre-valeur en euros évolue. Pour estimer votre plafond, utilisez une conversion actualisée et vérifiez le taux de conversion juridiquement pertinent pour votre dossier, plutôt que de retenir une somme fixe trouvée dans un ancien article.
La différence entre plafond légal et remboursement effectif reste fondamentale :
- Une valise et son contenu doivent être évalués à partir du préjudice réellement subi et des preuves disponibles.
- Une compagnie ne peut pas simplement opposer un plafond contractuel inférieur lorsque les règles impératives de Montréal s’appliquent.
- Une déclaration spéciale d’intérêt à la livraison, réalisée lors de l’enregistrement selon les conditions prévues, peut permettre de dépasser le plafond ordinaire.
- Une assurance voyage ou les garanties d’une carte bancaire peuvent fournir une couverture complémentaire, sous réserve des exclusions et des conditions du contrat.
La Convention de Varsovie, lorsqu’elle s’applique, prévoit une architecture de responsabilité différente, notamment avec des limites historiquement établies selon le poids des bagages enregistrés. Il serait donc incorrect d’appliquer automatiquement le montant de Montréal à tous les voyages internationaux.
Les exclusions contractuelles concernant les objets précieux méritent également un examen attentif. Leur portée doit être appréciée au regard du droit applicable : une simple exclusion figurant dans les conditions de transport ne suffit pas toujours à supprimer un droit prévu par une convention internationale impérative.
La meilleure protection financière repose donc sur deux éléments distincts : connaître le plafond applicable et pouvoir établir la valeur du préjudice subi.
L’erreur de mettre votre ordinateur et vos bijoux en soute au lieu du bagage cabine
Placer un ordinateur, des bijoux, des documents irremplaçables ou des médicaments indispensables dans une valise enregistrée augmente les conséquences possibles d’un retard ou d’une perte. Même lorsqu’une indemnisation est juridiquement envisageable, elle peut être plafonnée, discutée ou difficile à établir. Conserver ces objets en cabine reste généralement la précaution la plus efficace.
Un bagage en soute passe par plusieurs zones de manutention auxquelles le voyageur n’a pas accès. Un retard d’acheminement peut ainsi le priver de son matériel professionnel, de ses documents ou de traitements nécessaires pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.
Avant l’enregistrement, répartissez les affaires selon leur importance :
| Catégorie | Placement recommandé | Raison principale |
|---|---|---|
| Ordinateur, appareil photo, électronique | Cabine | Valeur élevée, fragilité et règles applicables aux batteries |
| Passeport, carte d’identité, documents essentiels | Cabine ou sur soi | Nécessité de les conserver accessibles |
| Médicaments indispensables | Cabine | Continuité du traitement |
| Bijoux et objets précieux | Cabine ou sur soi | Réduction du risque de perte et de difficulté probatoire |
| Vêtements et articles de toilette autorisés | Soute ou cabine selon la quantité | Objets généralement plus faciles à remplacer |
Cette répartition doit respecter les règles de sûreté. Les liquides admis en cabine sont soumis aux restrictions applicables à l’aéroport, tandis que certains objets tranchants sont interdits. Les dimensions et les franchises de bagages varient également selon les compagnies et les tarifs.
Photographier votre valise ouverte avant de la fermer permet de conserver un repère visuel de son contenu. Pour les biens coûteux, les factures ou confirmations d’achat sont toutefois plus utiles à l’évaluation du préjudice qu’une photographie seule.
Un bijou porté sur soi évite de l’exposer aux manipulations de la soute, sans supprimer le risque de vol ou d’oubli. De même, laisser un ordinateur sans surveillance dans un compartiment cabine peut compliquer une demande d’indemnisation. Les conditions des assurances doivent être vérifiées séparément.
Cette précaution ne garantit pas qu’aucun incident ne se produira, mais elle préserve l’accès aux objets les plus difficiles à remplacer lorsque la valise enregistrée n’arrive pas.
Quel délai maximal avez-vous pour réclamer une indemnisation après la perte définitive de vos bagages ?
Si votre bagage est définitivement perdu, adressez une demande écrite d’indemnisation dès que la compagnie reconnaît la perte ou, sous la Convention de Montréal, après 21 jours sans restitution. Attention : le délai de 21 jours applicable à une réclamation pour bagage retardé court normalement à compter de sa mise à disposition, et non systématiquement de la date prévue d’arrivée.
Cette distinction est essentielle. La non-arrivée initiale correspond à un incident dont la qualification peut évoluer. Si la valise est retrouvée, il s’agit d’un retard. Si le transporteur reconnaît sa perte ou si le délai conventionnel de 21 jours sans livraison est atteint, elle peut être considérée comme définitivement perdue.
Les démarches françaises sont détaillées dans la fiche Service Public sur les bagages perdus ou retardés.
| Situation | Délai ou moment pertinent | Action |
|---|---|---|
| Bagage absent à l’arrivée | Immédiatement, dans la mesure du possible | Déclarer l’incident et conserver sa référence |
| Bagage retrouvé et livré avec retard | 21 jours après sa mise à disposition sous Montréal | Adresser une réclamation écrite pour les dépenses liées au retard |
| Bagage définitivement perdu | Dès la perte reconnue ou après 21 jours sans livraison sous Montréal | Demander une indemnisation écrite avec les justificatifs |
| Recours judiciaire sous Montréal | Deux ans, selon le point de départ défini par la convention | Engager l’action devant la juridiction compétente |
Lorsque la Convention de Varsovie s’applique, le délai de protestation pour un retard de bagage est généralement de 14 jours. Pour les dommages matériels, d’autres délais spécifiques existent. Il est donc nécessaire de qualifier précisément l’incident.
Votre demande de remboursement doit réunir les documents disponibles :
- Référence PIR ou confirmation officielle de l’incident.
- Cartes d’embarquement et étiquettes d’enregistrement.
- Photographies et description du bagage.
- Inventaire détaillé des biens perdus avec factures, relevés ou autres preuves utiles.
- Justificatifs des achats indispensables effectués pendant le retard.
Les achats de première nécessité doivent rester raisonnables et adaptés à la situation. L’indemnisation n’est pas automatiquement égale au plafond légal : elle dépend des frais et pertes indemnisables effectivement démontrés.
En cas de refus ou d’absence de réponse, le passager peut envisager une médiation lorsque la compagnie relève du dispositif compétent et que les conditions de saisine sont réunies. Le Médiateur Tourisme et Voyage constitue notamment une possibilité pour les transporteurs adhérents. La DGAC peut être utile pour certaines questions de droits des passagers, mais ne se substitue pas au juge pour fixer une indemnité individuelle.
La conservation d’une trace écrite des échanges facilite la gestion d’un litige, notamment lorsque plusieurs compagnies interviennent sur le même voyage.
Le réflexe le plus protecteur reste d’envoyer rapidement une demande complète, sans attendre la fin de la période pendant laquelle une action judiciaire demeure possible.
L’erreur de réserver un vol avec escale de moins de 90 minutes dans un hub surchargé
Une escale de moins de 90 minutes n’est pas automatiquement insuffisante, mais elle laisse parfois peu de marge aux contrôles et au transfert des bagages. Le temps de connexion minimal autorisé par le système de réservation ne constitue pas une garantie d’absence de retard. L’aéroport, les terminaux, la destination et le type de billet doivent être examinés ensemble.
Les compagnies et les systèmes de réservation utilisent des temps de connexion minimaux, généralement désignés par l’abréviation MCT, pour déterminer quelles correspondances peuvent être proposées.
Un itinéraire commercialisable peut néanmoins devenir difficile à réaliser si l’avion précédent arrive tardivement ou si un changement d’aérogare exige un transfert prolongé.
Avant de réserver un trajet via Paris-Charles-de-Gaulle, Amsterdam-Schiphol, Francfort ou Madrid-Barajas, examinez quatre éléments : la distance entre les portes, les formalités de sécurité, les éventuels contrôles aux frontières et le temps réservé au transfert des bagages.
La dernière correspondance de la journée demande une vigilance particulière. En cas de connexion manquée, il peut ne plus exister de vol alternatif avant le lendemain.
Sur un billet unique, le transporteur doit généralement organiser un réacheminement lorsque la correspondance protégée est manquée dans des circonstances relevant de ses obligations. Les conditions d’assistance et de prise en charge des frais dépendent toutefois du contexte et des règles applicables. Deux billets séparés n’offrent pas automatiquement la même protection.
Pour réduire le risque avant l’achat :
- Consultez le plan officiel des terminaux de l’aéroport de correspondance.
- Vérifiez les indications de transfert fournies par l’aéroport et la compagnie.
- Identifiez les contrôles de sûreté ou de passeport à effectuer.
- Repérez les vols suivants disponibles vers votre destination.
- Privilégiez une marge supplémentaire lorsque vous voyagez avec une valise enregistrée.
Le choix dépend aussi de votre tolérance aux imprévus. Un déplacement professionnel nécessitant une arrivée à heure précise peut justifier une correspondance plus confortable qu’un voyage dont l’horaire d’arrivée est flexible.
Prévoir davantage de temps ne supprime pas tous les incidents, mais réduit la dépendance à une succession d’opérations qui doivent chacune se dérouler sans retard.
Bagage cabine uniquement ou valise en soute : quelle formule pour un voyage de 10 jours en Europe ?
Pour dix jours en Europe, voyager uniquement avec un bagage cabine peut être suffisant si vous acceptez de limiter vos vêtements et de faire une lessive pendant le séjour. Une valise en soute devient plus intéressante lorsque vous transportez des équipements volumineux ou que les contraintes de cabine sont trop restrictives. Le bon choix dépend aussi du prix total du billet et des correspondances.
Les dimensions souvent associées aux valises cabine ne constituent pas une norme universelle. Chaque compagnie fixe ses propres franchises selon le billet acheté, y compris pour le petit sac autorisé gratuitement ou le bagage à placer dans le compartiment supérieur.
Il faut donc examiner le détail de votre réservation plutôt que de supposer qu’une valise de dimensions courantes sera acceptée gratuitement.
| Critère | Cabine uniquement | Valise en soute |
|---|---|---|
| Quantité de vêtements | Limitée, avec lavage possible | Plus importante |
| Produits liquides | Soumis aux règles de sûreté | Davantage de souplesse selon les produits autorisés |
| Correspondances | Pas de transfert de bagage enregistré | Dépendance au système de transfert |
| Prix | Variable selon la franchise et les options | Variable selon le billet et l’achat anticipé |
| Mobilité | Bagage à transporter dans l’aéroport | Moins de poids à porter entre les vols |
Une compagnie régulière peut inclure certaines franchises de bagages dans des tarifs spécifiques, tandis qu’une compagnie à bas prix facture parfois séparément les différentes options. Il faut comparer le montant aller-retour réellement payable, et non seulement le prix d’appel du billet.
Voyager sans bagage enregistré élimine le risque de perte de ce bagage par la chaîne de manutention en soute. Cela ne supprime toutefois pas le risque d’oubli, de vol ou de mise en soute imposée à la porte d’embarquement.
Pour deux voyageurs, une solution consiste à partager une valise enregistrée tout en conservant chacun ses objets indispensables en cabine. Si chacun possède une valise en soute, répartir quelques vêtements entre les deux bagages limite les conséquences d’une non-arrivée isolée.
Le choix doit également tenir compte de la météo, des possibilités de lavage sur place et des activités prévues. Un séjour urbain avec accès à une machine à laver exige moins de vêtements qu’un itinéraire comprenant des équipements techniques.
La formule la plus économique n’est pas nécessairement celle qui comprend le moins de bagages : c’est celle qui correspond à vos besoins sans frais imprévus ni contraintes disproportionnées.
À retenir avant de préparer votre prochain départ
- Une valise compacte devient plus pratique lorsque ses vêtements sont combinables et qu’un lavage est prévu pendant le séjour.
- Les objets indispensables pendant les premières 48 heures doivent rester accessibles, indépendamment du choix de la soute.
- Le poids du bagage, les restrictions de cabine et les achats éventuels à destination doivent être anticipés ensemble.
Comment préparer une valise de 10 kg pour 3 semaines de voyage sans manquer de rien ?
Préparer une valise de 10 kg pour trois semaines repose sur une garde-robe courte, des vêtements combinables et un lavage régulier. Il ne s’agit pas d’emporter 21 tenues différentes, mais de constituer une sélection adaptée aux activités prévues. Les objets essentiels doivent rester en cabine lorsque le reste des affaires voyage en soute.
Commencez par choisir des vêtements pouvant se superposer. Quelques hauts compatibles avec plusieurs bas, une couche chaude, une veste adaptée au climat et un nombre limité de chaussures permettent de couvrir différents usages sans multiplier les pièces.
Le poids total doit inclure celui de la valise vide. Une pesée avant le départ permet de vérifier la marge disponible, particulièrement si la compagnie applique une limite stricte.
Voici une répartition indicative à adapter au climat et au voyage :
- Une sélection de vêtements pour plusieurs jours, avec renouvellement par lessive.
- Des chaussures polyvalentes, en portant les plus lourdes pendant le trajet.
- Une trousse de toilette compacte contenant uniquement les produits utiles.
- Des accessoires adaptés aux activités réellement prévues.
- Un espace disponible pour les éventuels achats à destination.
Les articles lourds et denses doivent être stabilisés pour éviter qu’ils ne se déplacent dans la valise. Dans un sac à dos, leur placement près du dos améliore généralement la répartition de la charge. Dans une valise à roulettes, recherchez surtout un rangement stable et équilibré.
Les appareils électroniques, documents et médicaments indispensables doivent rester accessibles en cabine, dans le respect des règles de transport. Cette séparation est particulièrement utile lorsque le parcours comporte une correspondance.
Préparez aussi un kit de première nécessité pour 48 heures : sous-vêtements, tenue légère de rechange, traitements personnels, chargeur, documents et articles de toilette autorisés. Il doit permettre de poursuivre le voyage sans dépendre immédiatement de la valise enregistrée.
Pour trois semaines, prévoyez des possibilités de lavage plutôt que des vêtements pour toute la durée. Les hébergements disposant d’une machine, les laveries et certains services de blanchisserie permettent d’alléger sensiblement les affaires à transporter.
Enfin, certains produits courants peuvent être achetés une fois arrivé, à condition de vérifier leur disponibilité et de comparer leur coût au supplément de bagage éventuel. Cette solution est moins pertinente pour les traitements médicaux ou les produits spécifiques difficiles à remplacer.
Avant de fermer votre valise, photographiez son contenu, conservez le reçu d’enregistrement et vérifiez votre kit cabine. Ces gestes simples vous aideront à poursuivre le séjour si le bagage principal arrive en retard.
Peut-on quitter l’aéroport sans avoir obtenu de rapport PIR ?
Il est fortement recommandé de déclarer immédiatement l’incident avant de quitter l’aéroport. Certaines compagnies permettent toutefois une déclaration en ligne après l’arrivée. Si le comptoir est fermé, utilisez sans tarder le canal officiel du transporteur et conservez une preuve datée de votre démarche. L’absence de PIR établi sur place ne rend pas automatiquement toute demande juridiquement irrecevable.
La compagnie doit-elle livrer gratuitement la valise retrouvée à votre hôtel ?
Les modalités de restitution dépendent du transporteur, des conditions du trajet et des circonstances de l’incident. Certaines compagnies organisent la livraison du bagage retrouvé à l’adresse communiquée. Vérifiez cette possibilité avec le service bagages et demandez une confirmation écrite de l’adresse retenue et des éventuels frais.
Peut-on acheter des vêtements et des produits de toilette en attendant la valise ?
Oui. Lorsque le retard du bagage rend nécessaires des achats de première nécessité, il est possible d’en demander le remboursement au transporteur. Les dépenses doivent rester raisonnables et adaptées à votre situation. Conservez les tickets et factures, puis respectez le délai de réclamation correspondant à la convention applicable.
Un traceur Bluetooth garantit-il la récupération d’une valise égarée ?
Non. Un traceur compatible peut aider à localiser approximativement un bagage et à communiquer des informations utiles au transporteur. Il ne remplace pas le PIR, ne garantit pas la précision de la localisation et n’autorise pas le voyageur à accéder lui-même aux zones réservées de l’aéroport. Certaines compagnies, dont Air France, proposent un dispositif de partage de données de localisation.
Qui contacter si la valise manque après des vols assurés par deux compagnies différentes ?
Pour le signalement immédiat, adressez-vous d’abord au service bagages du dernier transporteur ou à son représentant à l’aéroport d’arrivée. Lorsque les vols sont regroupés sur un même contrat de transport, les règles de responsabilité entre transporteurs successifs peuvent permettre d’autres démarches. Avec deux billets distincts, il faut examiner séparément les obligations de chaque compagnie et la destination inscrite sur l’étiquette du bagage.